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Ma position, mes opinions et propositions

 
 
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DOCUMENT AMI: 20070925 RWADEOMUS 
Référence: http://www.pdp-imanzi.org/index.php?option=com_content&view=article&id=78:46eme-anniversaire-de-qkamarampakaq-referendum-du-25091961&catid=42:communiques&Itemid=80  
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MESSAGE DE M. DEOGRATIAS MUSHAYIDI, A L'OCCASION DU 46ème ANNIVERSAIRE DE "KAMARAMPAKA" (REFERENDUM DU 25/09/1961).  
 
 
 
Mes chers compatriotes,  
 
 
 
Le Secrétaire Exécutif de la Fédération Espoir d’Afrique (FEDA) m’a invité à venir m’exprimer devant vous à cette occasion et j’ai accepté avec plaisir. Ce qui m’offre l’opportunité de rappeler le débat intéressant de l’année passée sur le même sujet, un débat qui avait d’ailleurs été relayé par les médias et dont les répercussions au sein de l’opinion rwandaise tant à l’intérieur du pays qu’au sein de la diaspora s’étaient révélées assez nombreuses et fort variées. Comme quoi, décidément, "Kamarampaka" porte mal son nom.  
 
 
 
Alors c’est quoi au juste "Kamarampaka" dont nous commémorons le 46 anniversaire dans un contexte pour le moins embarrassant ? Embarrassant car cet anniversaire n’est commémoré que dans les milieux d’une diaspora réputée hostile à l’Etat rwandais paradoxalement censé en être le fruit. Embarrassant surtout quand on pense que "Kamarampaka" est l’événement fondateur de la république et de la démocratie dans notre pays. Comment, dans ces conditions, ne pas s’interroger quant aux véritables raisons pour lesquelles les républicains de Kigali boudent totalement cet anniversaire. Pourtant le dernier Mwami du Rwanda dont l’exil est aussi long que l’âge de "Kamarampaka" veille toujours et son éventuel retour au Rwanda serait apparemment salué par les "néo républicains" qui règnent sur son ancien royaume. Tout en soulignant hypocritement le caractère sacro saint de la république, ces derniers n’en vilipendent pas moins régulièrement les pères qu’ils réduisent sans exception et avec une facilité déconcertante, à de vulgaires génocidaires dont la république libérée ne prendra jamais la peine d’honorer la mémoire.  
 
 
 
Si nous parlions un peu de l’événement lui-même  
 
Ce 25/09/1961, menés par Grégoire Kayibanda pour le MDR-Parmehutu et Joseph Gitera pour l’APROSOMA, les "Barwanashyaka"(militants) auront réussi un bel exploit en abolissant une monarchie multiséculaire pour proclamer la république au pays de Gihanga. Le peuple rwandais s’est en effet massivement exprimé et rejeté le système monarchique et son plus haut représentant en la personne du Mwami Kigeli V Ndahindurwa.  
 
Animé par un groupe de leaders fort déterminés dont Grégoire Kayibanda et Joseph Gitera(notre SMS national a décrété celui-ci comme père de Mme Victoire Ingabire !) ; le changement en question se déroula néanmoins dans des conditions politiques très controversées. Reconnaître ce fait n’est pas mettre en cause les évolutions qui s’imposaient au regard des circonstances du moment même si d’aucuns dont moi-même, estiment que ce tournant historique de la vie politique de notre pays a très probablement été mal négocié. Les événements tragiques qui précédèrent et surtout ceux qui suivront ce changement vont malheureusement confirmer cette thèse pessimiste.  
 
Il serait pourtant malhonnête de faire croire qu’à l’époque la monarchie était au sommet de sa popularité. Devenue l’ombre d’elle même, elle avait longtemps vacillé entre le volontarisme louable du Mwami Mutara III Rudahigwa et le cynisme (ajoutez la fourberie si vous voulez !) de son entourage immédiat. Décédé inopinément à Bujumbura dans des conditions assez mystérieuses (il n’était pas le premier et n’allait sans doute pas être le dernier sur la longue liste de nos Chefs d’Etat disparus dans le secret), le Mwami Mutara Rudahigwa laissait à son jeune successeur une situation politique inextricable dont les conséquences continuent aujourd’hui encore de hanter les esprits jusqu’au fin fond de ce "nouveau Rwanda que SMS, sans doute la plus inspirée des plumes du FPR, affirme aimer d’un amour charnel.  
Qu’on ne m’accuse cependant pas d’ignorer ou de chercher à minimiser le rôle déterminant de la Belgique dans ces événements. En tant que puissance tutélaire du Rwanda, la Belgique a incontestablement orienté ces changements. Il en est de même de l’Eglise catholique dont l’autorité morale considérable et l’influence politique incontestable, auront lourdement pesé sur les mutations sociales de l’époque.  
 
Il serait néanmoins hypocrite et irresponsable de tout mettre sur le dos des Belges et des Missionnaires car les acteurs rwandais ne furent pas en reste, n’étant pas aussi inefficaces qu’on voudrait souvent le faire croire. Ceux de cette époque auront en tout cas déployé, chacun son génie, dans cette lutte à mort pour le contrôle du pouvoir tout en prenant soin de tenir le peuple à l’écart même si, en principe, tous les camps s’en réclamaient. C’est ainsi hélas, les peuples suivent souvent le plus puissant et non pas forcément le plus sensé. Sur ce point précis, notre SMS national n’a certainement pas tort quand il nous vante la relation quasi idyllique supposée lier Paul Kagame à son peuple. SMS a critiqué la "politique imaginaire" ? Suivez mon regard…  
 
 
 
Ne cherchez pas l’avenir dans un rétroviseur !  
 
Alors quoi ? "Kamarampaka" de l’époque pouvait-il trancher les palabres comme son nom l’indique ? Sans hésiter, ma réponse est NON. Faudrait-il pour autant chercher l’avenir dans un rétroviseur et décréter par exemple avec une certaine dose de simplisme et de naïveté qu’étant donné le comportement républicain passé et actuel, la solution passe par la restauration de la monarchie ? Rien ne serait trop facile. Mais pourquoi ne pas ouvrir un débat honnête et loyal sur la question afin de solder une palabre manifestement restée en suspens ? J’y suis personnellement favorable car j’estime que la démocratie rwandaise en sortirait grandie.  
Pour s’être trompé de débat, les vainqueurs de la révolution de 1959 se sont empressés d’ériger au Rwanda une république basée sur une majorité ethnique en lieu et place d’une majorité d’idées. Avec l’exil du Mwami Kigeli V suivi par plusieurs de ses dignitaires, le conflit s’est estompé sans pour autant être vraiment résolu. Des Tutsi et des Hutu qui, sans être totalement d’accord avec les vainqueurs, ont tenté de jouer les cartes de la république et de la démocratie allaient vite déchanter. Ils étaient en effet pris entre le marteau et l’enclume dans la mesure où le nouveau régime les suspecte de complicité avec l’ennemi "Inyenzi" déjà en activité aux frontières de la nouvelle république, tandis que la diaspora tutsie les accuse de trahison. Certains parmi ces démocrates incompris tels Rutsindintwarane, Rwagasana, Etienne Africa, Bwanakweli, Ndazaro et tous les autres seront sacrifiés sur la table des ambitions du MDR-Parmehutu rapidement transformé en parti Etat. C’est aussi dans ce contexte que le nouveau pouvoir se régionalise à grands pas sans forcément en maîtriser toutes les retombées comme on ne tarda pas à le constater 12 ans plus tard avec le renversement de la situation au profit de l’armée.  
 
Alors, tout en estimant normal et légitime de commémorer "Kamarampaka", je crois qu’il serait malsain de lui demander ce qu’il ne saurait donner. "Kamarampaka" c’est de l’histoire. C’est du passé. Prenons-en acte et avançons. Tournons nos regards vers l’avenir qui n’est pas caché dans un rétroviseur. Si une poignée de réfugiés rwandais se donnent encore la peine de "commémorer" cet événement, ce qui d’ailleurs vaut également pour l’indépendance nationale, c’est que quelque chose ne tourne pas rond. Ayons le courage d’ouvrir les yeux. La politique de la nostalgie ne fonctionne pas.  
 
 
 
"Réfugiés" : cette maladie chronique du Rwanda  
Permettez-moi d’aller tout droit au but. Que, dans le cadre de la révolution de 1959, des milliers de Tutsi se soient réfugiés dans les pays limitrophes du leur, cela pourrait encore se concevoir. Mais qu’il n’y ait pas eu, de la part du nouveau pouvoir ni surtout de la part de l’ancienne puissance tutélaire qu’était la Belgique, de volonté politique réelle de régler ce problème de réfugiés, cela est assez révélateur. Que, confrontée aux assauts violents des "Inyenzi", la jeune République n’ait pas su faire la part des choses en vue de dépopulariser ses "ennemis" en s’ouvrant sincèrement aux réfugiés ordinaires de loin plus nombreux et sans doute aussi plus vulnérables, cela faisait le lit d’une maladie qui allait devenir chronique et jusqu’à ce jour incurable dans la peau de notre pays.  
Le maintien en exil pendant de si longues années d’une diaspora rwandaise à l’époque majoritairement tutsie (c’est l’inverse aujourd’hui) aura fourni un vivier à bon marché au recruteurs de mercenaires de tout acabit pour les différentes guerres menées en Afrique. Au Mozambique avec Samora Machel, nos braves rwandais seront présents. En Ouganda avec Yoweri Kaguta Museveni, ils seront plus que présents. Ils étaient déjà présents au temps où Idi Amin Dada était aux prises avec le Président tanzanien Mwalimu Julius Nyerere.  
Bref, pris dans le tourbillon de l’histoire, les Rwandais vont occuper une place importante parmi les "champions" de la "libération africaine". C’est d’ailleurs ce qui va se passer lors de la guerre dite d’octobre, celle qui, dès le 01/10/1990, va dévaster le Rwanda avant finalement de s’exporter en République démocratique du Congo.  
 
Quand, contrairement à l’Onu qui ne retient que les trois mois (avril à juillet 1994) de l’extermination visant essentiellement les Tutsi du Rwanda, l’Etat FPR affirme dans sa Constitution (article 14) que le génocide s’est étalé sur une plus longue période (01/10/1990-31/12/1994), je pense (si cela peut faire plaisir à notre ami SMS) que c’est le " nouveau " Rwanda qui a raison. Cela étant dit, il convient d’en tirer les conséquences : Qui a conçu, planifié et exécuté ce génocide dont la durée serait de 4 ans aux dires mêmes de l’Etat FPR ? Qui a subi ce génocide ? C’est de tout ceci et bien au-delà que le Partenariat-Intwari a annoncé des révélations décisives. Croyez-moi, il ne s’agit pas ici de vaines gesticulations politiciennes. Vous voilà prévenus. Je signalerais, au passage et à l’intention de SMS, qu’au Partenariat-Intwari, nous lisons assidûment la Constitution.  
 
Revenons rapidement à ce phénomène chronique des " réfugiés rwandais " en faisant ces constats simples mais très lourds de signification :  
 
De 1962 à 1973, Grégoire Kayibanda aura longtemps guerroyé contre des réfugiés Tutsi ;  
 
Son tombeur Juvénal Habyarimana en aura fait autant et bien plus, toujours contre ces réfugiés Tutsi dont la cause vieille de 30 ans allait finir par emporter l’adhésion de quelques réfugiés Hutu et surtout de l’opposition démocratique intérieure ;  
 
Depuis son avènement au pouvoir en juillet 1994, Paul Kagame se déclare constamment prêt à en découdre avec des réfugiés Hutu encore nombreux notamment dans les pays voisins et dont la cause paraît de plus en plus défendable aux yeux des Tutsi de plus en plus nombreux (et non pas un seul !) à estimer s’être fait volé leur libération.  
 
Comment peut-on se voiler la face dans de telles circonstances ? Serait-ce vraiment de la politique fiction que d’aborder ces questions ? Si nous n’élevions pas la voix pour exposer ces problèmes, qui le ferait à notre place ? Ces parlementaires muets ou ces Ministres frileux de l’Etat FPR ? NON. Nous, nous exprimerons inlassablement ces revendications car persuadés de leur légitimité et de leur pertinence. Nous parlerons et agirons jusqu’à ce que réponse satisfaisante s’en suive. Et notre "verve intarissable" telle qu’épinglée par Sebasoni aura au moins servi à quelque chose.  
 
Ils essaieront de nous intimider par tous les moyens. Ils pourront nous menacer de mort et peut-être même mettront-ils leurs menaces à exécution. Ils sont capables d’écraser nos corps mais aucune de leurs armes, aussi sophistiquée soit-elle, ne pourra atteindre notre conscience. Ils iront jusqu'à s’en prendre à nos proches pour obtenir notre silence, estimant ainsi entamer notre détermination. Transmettez-leur ce message : Nul ne pourra paralyser notre action. Je leur dis ceci : Ne perdez pas votre temps. Vos plans sont désormais mis à nu et nous en avons assez de vous craindre. Nous sommes décidés à vous affronter. Non pas forcément avec vos propres armes qui, du reste, ont largement prouvé leurs limites. Nous vous affronterons au moyen d’une arme autrement plus redoutable car vaccinée contre vos mensonges auxquels nous mettrons bientôt un terme. Cette arme, vous l’aurez deviné, c’est La Vérité , Toute la vérité, Rien que la Vérité. Ils chercheront, vous le savez, à acheter les consciences à coup de dollars. Ils vont tenter de nous corrompre et en cas de refus (car cela est garanti) de nous diaboliser. Mais rassurez-vous, la mayonnaise ne prendra pas.  
 
Mes chers compatriotes,  
 
Sous la plume insatiable de Sebasoni, l’Etat FPR s’acharne sur mon humble personne accusée de servir de "caution tutsie pour rendre consommables à l’opinion les accusations atroces contre le FPR et donner une crédibilité au lobbing d’EURAC pour isoler internationalement le Rwanda et lui couper les vivres". Si je n’étais pas informé de projets autrement beaucoup plus funestes, je passerais sous silence ces affabulations mensongères et mal intentionnées.  
Mais je tiens à y répondre à travers ces simples questions :  
 
En quoi serais-je plus Tutsi que Kigeli V dont, je l’ai déjà dit, l’exil n’a d’égal que l’âge de "Kamarampaka" ?  
 
Suis-je plus Tutsi que les conseillers du Mwami dont l’ex homme d’affaires François Karekezi aujourd’hui son Représentant en Belgique ?  
 
Pourquoi serais-je plus Tutsi que Valens Kajeguhakwa présenté par Sebasoni en ces termes : "un homme d’affaires et politicien bien connu" ?  
Pourquoi serais-je plus Tutsi que Joseph Sebarenzi Kabuye, l’ancien Président du Parlement rwandais lui aussi réfugié depuis de longues années ?  
 
Serais-je plus Tutsi que ces anciens dirigeants du Collectif IBUKA qui se sont massivement réfugiés, les uns aux Etats-Unis, les autres au Canada et les autres en Europe ?  
 
En quoi serais-je plus Tutsi que Kabera Assiel, l’ex Conseiller du Président Bizimungu Pasteur ? La famille de Kabera ne vient-elle pas d’insister encore une fois dans une lettre auprès des Autorités du " nouveau " Rwanda pour demander les résultats de l’enquête pompeusement annoncée mais jamais menée sur ce crime d’Etat ? Que vaut, dans de telles conditions, l’engagement du Président Kagame qui, voici déjà 8 ans, avait publiquement promis que ce cas serait rapidement élucidé?  
 
Pourquoi serais-je plus Tutsi que Ruzibiza Abdul et Ruyenzi Aloys, ces ex officiers du FPR dont les témoignages à charge contre les " sauveurs " et " libérateurs " du Rwanda ont défrayé la chronique et pèsent sans doute plus lourd que le mien et celui de Charles Onana réunis ?  
 
Pourquoi serais-je plus Tutsi que mon collègue et ami Gérard Karangwa Semushi dont SMS, le plus zélé des ouvriers de la dernière heure ne pourra écrire qu’il " piaffait dans les alpages helvétiques avant que le FPR ne lui donne un peu d’existence " ?  
 
Suis-je plus Tutsi que mes amis journalistes Jason Muhayimana et Jean-Claude Nkubito avec lesquels j’ai beaucoup partagé ?  
Pourquoi me singulariser par rapport à Gérard Ntashamaje et son groupe RPR dont les membres, tous d’ex soldats de l’APR devenue RDF, combattent à présent le régime du "nouveau" Rwanda ?  
 
Suis-je plus Tutsi que Furuma Alphonse, Tega Frank, Gahima Gerald et tant de leurs compagnons d’armes ?  
 
La disparition tragique et jamais élucidée du major Alexis Ruzindana et d’autres militaires du FPR plaiderait-elle en faveur d’un Rwanda paradisiaque ?  
Est-ce que je suis plus Tutsi que Patrick Karegeya, l’ex patron des renseignements extérieurs depuis des années mis sous les verrous après avoir été complètement dégradé ?  
Ces milliers de soldats qui, depuis de longues années, croupissent dans des prisons le plus souvent illégales, témoignent-ils d’un pays apaisé ?  
Combien de soldats, de sous officiers et d’officiers Tutsi ont déjà quitté le pays en vue de se réfugier qui en Ouganda, qui en RDC et qui encore en Europe et aux Etats-Unis ? Et combien s’apprêtent à faire de même si l’opportunité leur en était offerte ?  
 
NON. Je ne suis pas plus Tutsi que ces milliers de soldats de l’armée déçus par le "nouveau" Rwanda pour lequel beaucoup de leurs frères ont payé le sacrifice suprême.  
 
Je ne suis pas plus Tutsi que ceux, très nombreux, chassés de la Tanzanie et de l’Ouganda au moment où, curieusement, le "nouveau" Rwanda intègre la Communauté de l’Afrique de l’Est, rejoignant ainsi ces mêmes pays qui, sans états d’âme, expulsent nos compatriotes dans des conditions inacceptables.  
 
Je ne suis pas plus Tutsi que tous ces invalides de guerre marqués à jamais par le sentiment d’avoir été manipulés en menant une guerre dans laquelle ils ne se reconnaissent plus.  
 
Je ne suis pas plus Tutsi que tous ces hommes d’affaires qui, en vue de poursuivre leurs activités, se voient dans l’obligation de quitter le "nouveau" Rwanda où certains d’entre eux avaient parfois investi toutes leurs économies. Partiraient-ils de gaieté de cœur pour s’établir dans des pays étrangers ?  
Ces veuves et ces orphelins dont le seul rêve est l’obtention d’un visa pour l’Europe, constitueraient-ils un signe positif pour l’image du "nouveau" Rwanda ?  
Serais-je plus Tutsi que ces journalistes qui, au quotidien, se font agresser par les services de sécurité du " nouveau " Rwanda pour avoir osé relever quelques uns des manquements de ce dernier ? Et ces activistes des droits de l’homme qui, pour pouvoir s’exprimer, ont pris le chemin de l’exil ?  
 
Il est absolument insultant de réduire mes opinions au fait banal de ma "tutsité". Je ne renierais en rien mon appartenance ethnique. Mais je ne suis pas plus Tutsi qu’un autre. Cette mise au point s’imposait apparemment. Je l’ai souvent dit et je le répète : Je n’agis pas en ambassadeur des Tutsi. Pas plus que je ne saurais être le faire-valoir des Hutu. J’assume totalement mes opinions et j’entends n’être jugé que sur mes idées et sur mes actes. C’est sur base de ce principe que je suis absolument ouvert à tous mes compatriotes et bien au-delà.  
 
Sebasoni tente d’imposer l’idée de Charles Murigande comme quoi le régime FPR serait celui des rescapés du génocide et que seul un Tutsi, un seul, aurait été acheté pour jouer les mécontents ! De l’aveu même de SMS, "le ridicule ne tue pas toujours" et là-dessus nous sommes bien d’accord.  
Mes chers compatriotes,  
 
Afin d’en finir une fois pour toutes avec la peur, la terreur et la dictature ;  
 
J’annonce ici et maintenant une nouvelle forme de révolution. Celle de la vérité, de l’amour, de la tendresse et de la fraternité retrouvée. Ces révolutions cycliques qui consacrent chaque fois la domination d’une ethnie sur une autre ont piteusement échoué. Prenons-en acte et regardons devant. Une nouvelle révolution s’impose qui ne verra ni vainqueur ni vaincu car nous serons tous vainqueurs au jeu "gagnant - gagnant" à travers un processus salutaire pour toute la Nation et pour toute l’Afrique.  
Voilà résumé le message de la Charte rwandaise des droits et des libertés, la bête noire de Sebasoni et ses compagnons. Rendez-vous samedi 06/10/2007 pour en discuter.  
 
 
Un Dialogue inter rwandais pour redistribuer les cartes et assurer l’égalité des chances dans le " nouveau " Rwanda  
Lorsque nous réclamons un dialogue national (RUKOKOMA), SMS se moque et crie au scandale de " la politique imaginaire ". Il va même plus loin en prétendant que rien ne saurait "plus inclusif que le Rwanda" en parlant du partage du pouvoir. Mais il se garde bien de répondre aux interrogations précises, que j’ai récemment formulées sur les ondes de BBC au sujet des rapports de pouvoir dans le "nouveau Rwanda. J’avais alors, chiffres à l’appui, exposé comment l’armée, la police et les services de renseignement sont totalement mono ethniques dans l’Etat FPR. En effet, sur 2.800 officiers de l’armée, il y a à peine 40 Hutu ! Sur un total de 13.000 sous-officiers, il y a à peine 50 Hutu ! Depuis 13 ans, aucun Hutu n’a occupé la charge de la fonction du renseignement auprès d’aucune des ambassades du Rwanda. On ne compte aucun Hutu ni dans le Haut Commandement général des armées ni dans celui de la Police. On sait pourtant que dans l’Etat FPR, c’est à ces niveaux respectifs que se prennent les décisions les plus déterminantes de la vie et de l’avenir de la nation. Alors, en quoi le "nouveau" Rwanda serait-il plus ouvert et plus inclusif ? Si soulever ces dossiers très concrets relève de "la politique imaginaire" selon SMS, c’est que le FPR a une curieuse conception de la politique.  
 
 
 
Hommage aux pionniers rwandais d’une nouvelle forme de contestation non-violente  
Par son entêtement et sa détermination farouche à combattre toutes formes d’injustice et d’impunité au Rwanda, Joseph Matata nous donne une belle leçon de civisme, un bel exemple d’endurance et de générosité. En organisant régulièrement des manifestations de rue qui, il faut le dire, ne connaissent pas encore une participation populaire conséquente, Joseph Matata a choisi de parier sur la capacité d’évolution de nos compatriotes et il a raison. Je tiens ici à lui rendre hommage et vous appelle à le soutenir massivement car son action vous libère même si vous ne vous en apercevez pas encore.  
 
Je ne me priverai pas d’évoquer l’heureuse initiative du Prof. Cyamukungu Mathias en faveur de la famille Ntivunwa. Par son imagination et sa créativité, Mathias Cyamukungu s’est servi de petites choses pour frapper un grand coup. De la peinture rouge et un pinceau ! Notre SMS des Grands Lacs ne s’y sera d’ailleurs pas trompé, lui qui vient de sortir une missive pleine d’arrogance et d’inepties absolument inacceptables à propos d’une action dont il semble tout ignorer. L’action singulière de Mathias Cyamukungu ouvre de nouvelles perspectives de contestation contre la dictature dont SMS est l’une des plumes les plus incisives.  
 
Tout en affichant le caractère apolitique de leur action, nos deux compatriotes n’en inspirent pas moins celui qui voudrait puiser à leur école. En me rendant ce samedi 22/09/2007 au recueillement hebdomadaire organisé devant l’ambassade du Rwanda à Bruxelles, j’y ai rejoint les deux hommes accompagnés de quelques autres concitoyens.  
 
 
Là-bas point de haine ni de rancœur. Mais la frustration est perceptible aussi bien dans l’échange d’idées et d’informations que dans le partage de la prière qui étaient au menu de la circonstance. Comment en serait-il autrement quand on a lu le dossier poignant de 50 pages établi par Cyamukungu sur l’affaire Ntivunwa ? Joseph Matata et Mathias Cyamukungu inaugurent de nouvelles formes de langage et de nouvelles stratégies de communication dans la non-violence active contre le régime totalitaire de Paul Kagame et son groupe. Alors inévitablement, leurs gestes dérangent. Mais il en faudra beaucoup plus à SMS et à ses amis pour venir à bout de leur détermination.  
Au courage de Grégoire Kayibanda, Joseph Gitera et leurs compagnons, Joseph Matata et Mathias Cyamukungu allient une grande conviction que la non-violence active peut se révéler plus efficace qu’une offensive militaire.  
 
Face à SMS qui s’imagine balayer toute revendication en rappelant que "le FPR s’est battu pour être au Rwanda", je maintiens ma conviction inébranlable que seul le dialogue conclura la paix dans notre pays. Le cynisme des propos belliqueux de Sebasoni au sujet d’une victoire militaire somme toute provisoire du FPR ne fait que raviver dans le camp d’en face le sentiment voire le devoir de la revanche. Quelle mouche a donc piqué le « sage » SMS pour enfermer ainsi des générations entières de notre pays dans un cycle interminable de la violence si chaque camp était condamné au devoir de vaincre ?  
Malgré le pessimisme ambiant, je reste intimement persuadé que les pré conditions d’un dialogue inter rwandais ne tarderont plus à se mettre en place. Au bout de 30 ans d’errance et d’exil, les réfugiés Tutsi de la révolution de 1959 ont pu enfin fouler le sol du Rwanda. Après une guerre ou un génocide de 4 ans(le FPR ne fait pas de différence), la génération Kagame a accédé au pouvoir. Qu’en a-t-elle fait depuis 13 ans ? Que compte-t-elle en faire aujourd’hui qui puisse rassurer les générations actuelles et celles à venir ? Le ton martien de SMS n’augure rien de bon mais il devrait savoir que toute chose a une fin.  
Je réitère mon conseil gratuit à Paul Kagame : Votre survie dans tous les sens du terme dépendra de votre capacité de dialogue. Alors pour une fois, prêtez-moi l’oreille : dialoguez ou démissionnez ! Or que nous propose-t-il jusqu’à ce jour ? Un énorme monologue.  
En prévision d’un véritable dialogue inter rwandais, Kigeli V et les siens doivent pouvoir rentrer en toute liberté et sans la moindre inquiétude. Qu’elle soit armée ou non armée, l’opposition en exil doit pouvoir rentrer au pays et avoir droit au chapitre. Il ne saurait être question d’aller rivaliser entre griots d’un parti Etat.  
J’estime que le temps de la pression est arrivé et que nous devons nous organiser en conséquence. Les Hutu ont mené leur guerre et réalisé leur " révolution ". Les Tutsi ont fait de même avec leur " libération ". Il nous faut maintenant les mettre d’accord. Et la meilleure façon de procéder n’est sûrement pas de nous fondre en eux.  
Je vous entends déjà me demander de qui je parle quand j’évoque le "nous". "Nous" c’est toi qui, comme moi, as compris la nécessité et l’urgence de se placer au-delà des ethnies. "Nous" c’est celui et celle qui, avec moi, a réalisé qu’il n’était plus question d’ingérence politique en matière d’amour pour l’identification de la bonne ethnie du fiancé ou de la fiancée. "Nous" c’est tous ceux et toutes celles (et ils forment la majorité de notre peuple) qui, comme moi, en ont marre d’être des otages de leur appartenance ethnique et/ou régionale.  
 
Pour conclure mon message, je vous lance cet appel : Révoltez-vous ! Oui, je vous le dis, insurgez-vous contre toutes formes d’injustices d’où qu’elles viennent. C’est la seule manière de faire que la révolution, la guerre et le génocide n’aient pas eu lieu pour rien dans notre pays. Ouvrez-vous les uns aux autres et n’ayez plus peur désormais. L’heure du dialogue inter rwandais a sonné, préparez-vous.  
Je ne vous dirais pas d’attendre car je déteste l’attentisme et l’immobilisme m’est étranger. Je vous le dis : Levez-vous et agissons !  
 
 
 
 
Bruxelles, le 25 Septembre 2007.  
 
 
 
Déogratias Mushayidi  
 
 
 
FPR-INKOTANYI NA LUNARI NI MAHWI  
AHO BUKERA TURASUBIRA MURI 1959. 
 
Nyuma y’inyandiko ya padiri Fortunatus Rudakemwa (Priorité n°1 : Régler leurs comptes aux Bahutu?) yasohotse kuri izi mbuga ku wa 09/12/2007, nsanze ari ngombwa kugira icyo mvuga kuri bimwe mu bibazo bikomeye yakomojeho byugarije igihugu cyacu n’ubwo abategetsi bacyo bakomeje kubyirengagiza nkana.  
 
Ntibyoroshye na none kuko muri iki gihe hakiri abantu benshi batiteguye kubona umututsi atinyuka kuvugira ahagaragara ibyo benshi mu banyarwanda bavugira mu matamatama, cyane cyane iyo atoboye akavuga amateka ajyanye na 1959 kandi akagaragaza impungenge z’uko dukomeje kurangara FPR izayadusubizamo.  
 
Nyuma yo gushishoza rero, mpisemo kuba mbere na mbere umuntu (un être humain/human being), umunyarwanda, yenda iby’ubututsi bibe binagiye ku ruhande, noneho ngatinyuka kugaragaza uko ibintu byifashe muri iki gihe kabone n’iyo naba ndanduye inzuzi. Niziranduke nibirimba zishire mu mayogi ariko mwene Kanyarwanda atangire ubuzima bufite icyizere kitikanga inkongi, ntigitinye umuhoro, ntigihore ku nkeke y’ingoyi n’agafuni cyangwa ngo gihore mu bwoba bw’intambara z’urudaca. Ese ubundi abo bashorwa mu bwicanyi bo si abanyarwanda bene wacu ? Nanze kuba muri ba bandi bahora babwira abashowe mu bwicanyi ngo « baragapfa urwo bapfuye », none mpisemo gukubitira ikinyoma ahashashe.  
 
Kuki 1959 ?  
 
Kuko nta munyarwanda n’umwe ugeze mu kigero cyo gusobanukirwa utari yumva ibigwi by’uwo mwaka n’ubwo bivugwa mu buryo butandukanye. Ukuntu u Rwanda ruyobowe muri iki gihe bifite inkomoko muri 1959. Abafashe ubutegetsi muri 1994, bari bamaze imyaka 4 yose baburwanira n’ababwegukanye muri 1959 benshi mu batutsi bamaze kwicwa, gutwikirwa no gucibwa mu gihugu. Uretse kuba injiji no gukunda byacitse, ubundi uwifuza ko ibi byasubira yaba ari umugome n’umugizi wa nabi. Kuko ibyabanjirije 1959 n’ibyayikurikiye ari byo byibarutse intambara ya 1990 yaje gusozwa n’itsembabwoko n’itsembatsemba muri 1994 ndetse ingaruka zabyo zikarenga imipaka y’u Rwanda zigasakara mu bihugu byinshi cyane cyane muri Repubulika iharanira demokarasi ya Congo yahoze yitwa Zaïre. 
 
IKIBAZO HUTU-TUTSI 
 
Kuri iyi ngingo, ndagaruka ku buryo iki kibazo cyari giteye muri 1959, umuti cyahawe, n’ingaruka zabyo. Ndanagaruka kandi ku buryo icyo kibazo giteye muri iki gihe, umuti gihabwa, n’ingaruka ntinya ko byazatera. 
 
Ikibazo Hutu-Tutsi muri za 1959 
 
Aha ntekereza ko twakwifashisha igitabo cya padiri Kalibwami Justin w’umututsi yandikiye mu Bufaransa aho yabaye igihe kirekire. Icyo gitabo yise Le Catholicisme et la Société rwandaise 1900-1962 cyasohokeye muri Editions Présence Africaine muri 1991. 
 
Kuva ku rupapuro rwa 447 kugeza ku rwa 455 rw’uwo mutumba w’amapaji akabakaba 600, Kalibwami avuga uburyo ikibazo Hutu-Tutsi cyigiwe mu Nteko nkuru y’igihugu muri Kamena 1958. Kalibwami avuga ko iyo Nteko yabanjirijwe n’akanama k’impuguke kari kashyizweho n’Umwami Mutara Rudahigwa ngo gasesengure imiterere y’icyo kibazo mbere yo gutanga raporo mu Nteko nkuru y’igihugu. 
 
Mu bari bagize ako kanama k’impuguke ku ruhande rw’abahutu, harimo 4 mu bari banditse Manifetse y’abahutu ari bo Niyonzima Maximilien, Mulindahabi Calliope, Ndahayo Claver, Habyarimana Gitera Emmanuel n’abandi bahutu 2 ari bo Bicamumpaka Balthazar na Bendantunguka J.M.V. Naho ku ruhande rw’abatutsi harimo bamwe mu bari bagize Inteko nkuru y’igihugu nka Mungarurire Pierre watwaraga Bwanacyambwe, padiri Kagiraneza Jean n’abandi.  
 
Ako kanama kamaze iminsi 15 yose kiga ikibazo Hutu-Tutsi gashingiye ahanini kuri Manifeste y’Abahutu(25/03/1957) no ku zindi nyandiko zinyuranye zirimo amabaruwa menshi yagaragazaga akarengane k’abahutu n’ibyifuzo byabo. 
 
Inteko nkuru y’igihugu yabivuzeho iki? 
 
Nk’uko Kalibwami abisobanura, habanje kwibazwa niba hariho ikibazo Hutu-tutsi koko. Yewe ndetse hajemo no kwibaza niba abahutu n’abatutsi babaho. Iyo nama yari iyobowe n’Umwami ubwe, ikurikiranywe n’imbaga y’abaturage benshi ngo bari bazinduwe no kumva ko ibibazo nyabyo bibugarije byigwa, ngo yaje gusanga nta muhutu nta mututsi babaho. Ngo habaho abanyarwanda naho ubuhutu n’ubututsi bikaba ibyitiriro. 
«Il fut également affirmé qu’il était difficile sinon impossible de dire qui au Rwanda était tutsi, hutu ou twa. La qualité importante pour chacun, disait-on, c’était le fait d’être rwandais. Tutsi, Hutu ou Twa, c’étaient des espèces de surnoms auxquels il ne convenait pas d’attacher de l’importance. Il fut dit que le pouvoir rwandais, de tout temps, n’avait jamais favorisé une ethnie plus qu’une autre, que, par conséquent, pour la promotion aux charges publiques, le même pouvoir s’intéressait toujours de la même façon à toutes les candidatures qui se présentaient». p451.  
Mu gushimangira ibyo, Umwami yasomesheje amabaruwa ngo yari yandikiwe n’abanyarwanda bo mu bwoko bw’abahutu ngo bitandukanya na bene wabo biha gushora igihugu mu “matiku n’ubutiriganya” bazana ibibazo by’amoko kandi nta byariho mu Rwanda. ”Ils affirmaient faire confiance totalement au Mwami et à ses chefs, et être heureux de la façon dont était dirigé le pays. Un tel parla spécialement de Joseph Habyarimana Gitera, en demandant qu’il soit mis en prison”. p452.. 
Mu myanzuro y’iyo nama, Umwami ubwe yagize ati : «Ndahamya ntibeshya ko bibaye ubwa mbere kuva u Rwanda rwitwa u Rwanda ko humvikana iki kibazo kimaze iminsi cyigirwa muri iyi Nteko, kandi ihangana hagati y’abatuye igihugu ni cyo kintu cya mbere kibi kibangamira amajyambere yabo. Nta muntu n’umwe wambuza gucira urw’abagome abantu batinyuka kubiba no gukwiza ibyifuzo nk’ibyo bibisha kandi biteye isoni». Kandi ubwo mbere yo kujya mu ruzinduko mu Bubiligi nyuma y’iyo nama, Umwami ntiyabuze kugira ati : «Mbasabye nkomeje mwese, mbere y’uko ngenda, ko mwafatana mu nda, kugira ngo muzibire kandi murwanye icyo ari cyo cyose cyahungabanya cyangwa kikamunga “imbaga y’inyabutatu ijya mbere”. Abateje ubu bwumlvikane buke bose bakwiye kugawa n’igihugu cyose ku mugaragaro, kandi bagahanwa nk’abagome bose». 
 
 
 
 
Nta bapfira gushira  
 
Padiri Bushayija Stanislas, umwe mu bari bagize Inteko nkuru y’igihugu, yabwiye abari aho ko badakwiye kwirengagiza iki kibazo, abumvisha ko ku isi hose ari ko bigenda, ko iyo abantu batangiye kugaragaza akarengane bagirirwa abategetsi bakabyirengagiza bakabareba babarenza ingohe, uburi kera birangizwa n’imyivumbagatanyo (Revue Nouvelle, tome 28 n°12, Déc 1958 pp 594-597). Banze kumwumva kugeza ubwo iryavuzwe ritaha kandi ritaha nabi.  
 
Ikibazo Hutu-Tutsi nyuma ya 1994 
 
Intambara yo muri 1990 n’itsembabwoko ryayirangije muri 1994 byatumye ibibazo by’amoko birushaho kuvugirwa ahagaragara, ariko na none ugasanga biri mu rwego rwo kwibasira ubwoko ubu n’ubu aho gushaka ibisubizo nyabyo kandi birambye ku kibazo gikomeje kuzinzikwa. FPR imaze gufata leta, yahanaguye ubwoko mu ndangamuntu. Icyakora, itsembabwoko ryari ryarabwanditse mu bwonko bw’umunyarwanda uwo ari we wese ndetse n’Umuryango w’abibumbye wari wabihaye umugisha mu gihe wemezaga ko mu Rwanda habaye itsembabwoko. Bamwe mu banyarwanda bibwiraga ko tugiye twese kuba umwe, ndetse Leta ya FPR ihitamo kwitwa iy’ubumwe n’ubwiyunge. Ariko kandi hariho ikibazo cy’itsembabwoko rigomba kubazwa abarikoze kandi biganje mu bahutu, tutaretse n’ibindi byaha biremereye ariko bidakurikiranwa kugeza ubu kandi byibasiye abahutu. Inama z’ubwiyunge ziteranira buri mwaka i Kigali zibwira abanyarwanda ko bose ari bamwe. Itegeko nshinga rya Repubulika na ryo risa n’iryemeza ko nta bwoko bubaho mu Rwanda, yewe ndetse n’abavugizi ba FPR nka Sebasoni bakunze kwandika kenshi basa n’abemeza ko nta bwoko bukibaho mu Rwanda.  
 
Kimwe no muri 1957, inyandiko ya padiri Fortunatus Rudakemwa, utari mu Rwanda muri 1994 ngo abe yaregwa itsembabwoko mu buryo ubwo ari bwo bwose, iragaruka ku karengane k’abahutu mu Rwanda rw’ubu ngo rutarangwamo amoko. Ngoroye gato ibyo avuga, sinemeranya na we ko akarengane yavuze kihariwe n’abahutu. Abatutsi na bo kabageraho cyane cyane abarokotse itsembabwoko. Gusa rero, singendereye gusaba Padiri Rudakemwa kuvugira abatutsi ku gahato. Yahisemo kuvugira abahutu kandi uburyo yerekana agahinda bafite si ibyo kwirengagizwa. 
 
Ntagombye kujya gusesengura ibitabo, ibisubizo leta ya FPR yahita iha Padiri Rudakemwe n’ababona ibintu nka we biroroshye. Ni uko afite “ingengabitekerezo ya jenoside”, ko abiba amacakubiri mu gihugu kitabamo amoko, ko nta kibazo abahutu bafite kuko batanabaho. Icyakurikira ibyo birego bimuhama nta kindi kitari uguhanwa nk’umugome wese! 
 
Gusa rero hari icyo dukwiye kwibazwaho. Mfite ingero zirenze ijana z’abatutsi bagaragarije mu buryo bunyuranye ko batumvikana na FPR mu mitegekere yayo, ndetse bamwe bakanayinenga ku mugaragaro. Abo ngabo akenshi FPR ibanza kubita abahutu mbere yo kubakanira urubakwiye. Yewe n’iyo iketse ko ushobora kuba utumvikana na yo n’ubwo waba utarabigaragaza, yihutira gukwirakwiza hose ko uri umuhutu. Ibyo kandi bigakorerwa mu bunyamabanga bukuru bwa FPR nyiri izina, bikozwe n’abakada nka Aimable Bayingana bihagurutsa akabizana n’i Bulayi mu manama asenya ishyirahamwe IBUKA yo mu Bubiligi, ubundi akabikorera kuri izi mbuga. Ibyo bikaba bigaragaza neza ko imikorere nk’iyo iri mu nshingano yahawe. Iby’uko FPR yiyemeje kwikiza abanze kuyiyoboka mu batutsi ibahindura abahutu, ni na byo biri ku isonga mu nzangano n’imanza zadutse muri IBUKA yo mu Bubiligi.  
Mu rwego rwo kwerekana ubututsi bwabo “butavangiye”, bamwe mu batutsi bakoreshwa na FPR baherutse kwadukana kuri izi mbuga ubushakashatsi bushya bwiswe “gastronomie tutsi”. Byongeye kandi, bamwe muri abo batutsi ubu n’ubunyarwanda baraburenze bahinduka abayahudi(Kushiites) bibumbiye muri Havila. Abatutsi b’abanyarwanda bayirimo hafi ya bose ni “abayoboke” ba FPR. 
 
Aho rero ibyo padiri Fortunatus Rudakemwa avuga bigirira ishingiro, ni uko umututsi FPR imaze guhindura umuhutu, bashobora kumwica, kumufunga se, kumwambura utwe,... maze abandi batutsi bagasa n’abumva ko bisanzwe; ko umuhutu yahura n’izo ngorane umusonga we ntubabuze gusinzira. Niba kwica, kwambura, gukenesha no kurenganya umuhutu bigaragara nk’ibyemewe imbere y’abatutsi bamwe n’imbere y’ubutegetsi bwa FPR ndetse n’imbere y’abahutu bahindutse “bucye kabiri”, ni ukuvuga ko hari ikibazo cy’akarengane tutagomba kurenzaho uruho rw’amazi. Aha ni ho nsanga inyandiko ya Rudakemwa ifite ireme ikaba ikwiye kwitabwaho. 
 
Lunari na FPR bihurira he ku kibazo cy’amoko?  
 
N’ubwo LUNARI nta gisubizo yahaye kiriya kibazo nk’uko twabibonye, nibura yo yagize ubutwari bwo kugitega amatwi iracyumva. Yemwe ndetse Umwami yanashyizeho impuguke zo kucyiga. FPR yo ntigikozwa. Ku bwayo ntikibaho, nta mwanya yagiha kuko ngo nta moko akibaho. Yagiye he? 
 
Lunari kimwe na FPR, bavuze ko nta bwoko bubaho. Nyamara intego y’ingoma ya cyami iguma kuba “Imbaga y’inyabutatu ijya mbere”. Mu gihe abahutu binubiraga kuvutswa uburenganzira bumwe na bumwe, nta mushefu w’umuhutu wariho, hariho abasushefu na bo bake. Muri icyo gihe i bwami bemezaga ko nta muhutu warenganaga, ko ari umwuka mubi wazanwaga n’abantu bagombaga guhanwa nk’abagome kubera umwiryane w’amoko atanabaho bakururaga muri rubanda rw’Umwami! Mu gihe ikibazo cy’amasambu cyavugwaga, bigaragara ko abahutu bari muri benshi bayavukijwe (dore ko n’ubundi ari na bo benshi mu gihugu), i bwami bo bavugaga ko ibyo nta shingiro bifite, ndetse ko ari ubwa mbere babyumvise. Mu gihe abahutu binubiraga kutajya mu mashuri no mu butegetsi, i bwami bavugaga ko bakwiye kugena abakandida boherezamo, kuko ngo nta wigeze abaheza. Uko byagenze ibara umupfu. Mu ikubitiro, abakoloni b’icyo gihe bashyigikiye umurongo umwe na leta yariho y’Umwami. Maze barayishora na yo irushaho kwihuta yayobye igeze mu rwobo bayivanaho amaboko. Uko byaje kurangira ni agahinda. 
 
FPR na yo rero, mu gihe idahwema kwemeza ko nta moko ariho, ntibura kuvuga ko habayeho itsembabwoko, kandi ni koko. Ariko iyo muri gacaca abahutu biciwe na FPR bavuze ibyabo, ubutegetsi bwihutira kubabwira ngo “vuga uvuye aho”. Abatutsi biciwe na FPR bo ntibanatinyuka kubihingutsa kuko bahita babita abahutu bikaba bihwaniyemo. Mu gihe bavuga ko nta moko ariho, ntibibuza ko havugwa “ingengabitekerezo ya jenoside”, kandi na yo ngo ni indwara yihariwe n’abahutu kandi batakibaho! Kuko ngo nta bwoko bukirangwa mu Rwanda.  
 
Bamwe bakunze kwikoma ikigega cy’abacitse ku icumu. Iki ubundi cyari mu bintu bitagoye gusobanura, iyo kidahurirana n’ivanwaho ry’ikigega cyari gisanzweho cyo gufasha abanyeshuri batishoboye muri rusange. Kubera ko itsembabwoko ryakozwe na leta yariho muri 1994, nta wajyaga kurakazwa no kubona iyayisimbuye igerageza kugoboka imfubyi n’abapfakazi ndetse n’ibimuga byasizwe iheruheru na leta yayibanjirije kuko burya leta irakomeza. Iyo ikigega nk’iki kibayeho, ariko leta ntiyite ku bibazo by’abandi bana b’abakene nk’abavuye i Burundi, i Bugande, muri Tanzaniya, Congo n’ahandi ndetse n’abana b’abahutu bari basanzwe mu gihugu ubu batishoboye, kubuza Rudakemwa kwamagana akarengane k’abahutu byaba ari ukwigiza nkana. Abahutu ni abenegihugu nk’abandi. Na none sinabura kubaza Rudakemwa impamvu avuga abahutu gusa. Ariko kandi ni uburenganzira bwe. Ashobora kuba ari bo azi kandi abana na bo. Mu by’ukuri igikwiye kuzirikanwa si Padiri Rudakemwa ku giti cye, aho avuka, uko atekereza, n’ibindi. Ni ngombwa kureba niba ibyo avuga, uko yabivuga kose, ari ukuri. Kubizimanganya, kuvuga ko abantu bareshya kandi atari byo, ni ukugwa mu mutego w’Inteko nkuru y’igihugu yo muri 1958. «Le conseil supérieur recommanda une fois de plus que l’on pose davantage de candidatures (de hutu sic) soit pour accéder à des charges politiques et administratives, soit pour que des étudiants puissent bénéficier de bourses d’étude». (Kalibwami J. Op. Cit, p454). 
 
Na none gusiba ubwoko mu ndangamuntu, ariko agakomye kose uti “ni ba bandi bo kwa Habyarimana”, “ni ab’ino”, “kwanza wowe ibyawe ntibisobanutse” (bashaka kuvuga ko burya ushobora kuba uri n’umuhutu), ni ikimenyetso cy’uko ubwoko ari bwo bushingirwaho mu kubona uburenganzira buri munyarwanda wese ubundi agenerwa n’amategeko. Ndetse nshobora kwemeza ndashidikanya ko abahutu mu Rwanda, n’ubwo bagira imyanya bate, bari ku murongo wo hasi mu busumbane buranga u Rwanda muri iki gihe. Ndetse, n’abahawe imyanya tubona mu nzego zinyuranye, ni kimwe na ba bahutu bari abagaragu b’i bwami, bashingwaga imirimo nzamura gihugu, ariko bagahishwa amabanga. Ibyo na none babisangiye n’abatutsi barokotse itsembabwoko. Icyakora aba icyo barusha abahutu, ni uko bamwe muri bo beruye bakivovota, bakicwamo bamwe kimwe n’abahutu bicwa nk’intama. Abo bacikacumu iyo imbaraga zo guhangana zibashiranye, akenshi ababishoboye bahunga igihugu. Na none ariko kuko mu barutashye harimo abo bafitanye amasano, habaho ubwo bamenye amabanga y’igihugu ndetse n’abategetsi hakaba ubwo biniguye batabikanga cyane. Ibyo ariko ntibibahindura abagenerwamurage b’ingoma. Baravundaguzwa kimwe n’abahutu, bakicwa ntibabazwe. Impfu z’abarokotse itsembabwoko ziri muri urwo rwego, kandi ntizibabaza leta kuko nta cyo ibikoraho. Ahubwo irazitwaza kugira ngo irangize imanza zimwe ifitanye n’abahutu. Ibi byarabaye aho mvuka i Rukumberi ndumva nta watinyuka kumpakanya. 
 
Mbese abahutu bose ni abicanyi? 
 
Sinemeranya n’abahamya ko abatutsi bishwe n’interahamwe gusa, kuko atari byo. Ibi byaba ari ukwirengagiza uruhare rw’abaturage benshi bbakoreshejwe n’ubutegetsi mu kwica cyangwa kwicisha abaturanyi babo ku misozi. Nyamara ariko kwemeza ko abo baturage bose bijanditse mu bwicanyi kwaba ari ukwirengagiza ko abarokotse hafi ya bose babikesha ahanini guhishwa no gutabarwa n’abaturanyi babo bari bitandukanije n’ubwicanyi. Ibi ni byo Rudakemwa avuga, agira ati : «Iyo abahutu bose bahaguruka nk’umuntu umwe, mu batutsi bari mu Rwanda nta n’iyonka yajyaga kurokoka». 
 
Ndakomeza ariko nibutsa ubishaka wese, ko hashize imyaka 14 itsembabwoko ribaye. Umwana w’umuhutu wavutse muri 1994, ubu akaba akiri muri Kongo n’umuryango we, FPR imwita umwicanyi. Gihamya y’ibyo ni disikuru yo ku wa 07 Mata 2007 Perezida Kagame yavugiye i Murambi ku Gikongoro. Nta wuribagirwa amagambo yavuzwe na Sezibera Richard ku itariki ya 27/11/2007 kuri BBC ubwo yasubizaga Mme Alison Desforges wari umaze kwemeza ko interahamwe zisigaye muri Congo zibarirwa ku ntoki, ko hasigayeyo urubyiruko n’abarwanya leta batakoze génocide. Sezibera ati : «Ntabwo kuba uwashinze Kiliziya gatolika yarapfuye bisobanuye ko abamukomokaho batakiri abagatorika». Aya magambo yanyibukije aya CDR igira iti «Inyezi ntibyara ikinyugugunyugu» cyangwa aya RTLM hagati mu itsembabwoko ngo «Ukubita imbeba ntababarira n’izihaka». Yananyibukije ayo Kagame Pawulo yabwiye Jeune Afrique ngo “umwana w’umujenosideri na we aba ari umujenosideri”. 
 
Ibi ni ngombwa kubigarukaho kuko byerekana ukuntu FPR ifata abaturage bo mu bwoko bw’abahutu. Kuri yo, abahutu bose n’abazabakomokaho bose ni abicanyi. Niba rero umuhutu agomba kwicuza ibyaha bye, akicuza iby’abasekuruza be ataretse n’iby’abazamukomokaho, biragoye kwirengagiza ibikubiye mu nyandiko ya Rudakemwa. Ariko cyane cyane biragoye kwirengagiza urwango umuhutu uboheye muri iyo nzoberanyo yagirira ubutegetsi bwa FPR n’abatutsi bwitirirwa. Ikintera impungenge kurushaho ni uko kuva nabaho, nacyurirwaga ubuhake bwakozwe n’ingoma ya cyami ntigeze menya, nkurira muri iyo “frustration” ari na yo yanteye kuyoboka FPR ubwo yavugaga ko irwanya ubutegetsi bwimakazaga izo ncyuro ntigeze nemera. Ibi byambayeho ni nde mututsi bitabayeho? Yibwira se ko uko yari ameze icyo gihe, abandi bari mu bibazo nk’ibyo yarimo icyo gihe batamera nka we? Mu gifaransa baravuga ngo “les mêmes causes produisent les mêmes effets”(Impamvu zisa zitera ingaruka zimwe).  
 
Imvururu zo muri 1959, intambara yo muri 1990 n’itsembabwoko ryo muri 1994, byose bifite inkomoko mu gupfukiranwa (frustrations) kwagiye gukomoka mu myumvire y’ubutegetsi bwa cyami n’ubwa Republika nk’uko bwagiye bukurikirana ariko bukaba bukomeje gusa kandi ntacyo bupfana kuko ubundi repubulika n’ubwami byakabaye bitandukanye. Igihuza ubu butegetsi bwombi ariko ni uko buri gihe bwagiye bwiharirwa n’ubwoko bumwe. Lunari yari intutsi mbere ya byose, na FPR ikaba ari uko. MDR-Parmehutu yari imputu mbere ya byose na MRND-Muvoma yari uko. Uvuze umututsi rero, ntiyibagirwa n’umuhutu, nta bundi buryo bwo kubivuga kuko ni ukuri guca mu ziko ntigushye. Muri bene ubwo butegetsi bushingiye ku moko, abantu bo mu bundi bwoko binjijwemo baba bahawe ubuhake. Si abagenerwamurage ahubwo ni nka ya nyana y’intsindirano yonka ariko ikazira gutsimba. Nzi ko hano hari abazambwira ngo muri FPR harimo abahutu kandi bakaba mu nzego zinyuranye z’ubutegetsi. Nyamara si bo ba nyir’ubutegetsi kuko nyir’ubutegetsi ari ubashyiraho. Uwo se ni umuhutu cyangwa ni umututsi? Mu Rwanda rwacu nta saranganyabutegetsi riharangwa ngo ubutegetsi nyubahirizategeko bugenzurwe n’ubutegetsi nshingategeko kandi bwose bwubahe ubutegetsi bw’ubucamanza. Usanga leta ari umuntu umwe n’agatsiko ke. Lunari y’Umwami nyir’inka n’ingoma ntaho itandukaniye na FPR na nyirayo wahindutse nyir’urupfu n’ubuzima. Bose kimwe, uwo bemereye kubaho abaho, ibindi ni ukubizirikana ukazunguza umutwe. 
 
Mpakanye ubugome! 
 
Nanze gushyigikira ko mu Rwanda habaho ba nyamupfa ntibarire. Nanze kogagiza ikibi ngo nkunde nserukane na “bene wacu” duhimbarwa mu mafuti. Ni byo, ku itariki ya 6 Mata 2005 nifatanije n’abanyarwanda bibukaga ababo bishwe kuri iyo tariki muri 1994. FPR yitwikiriye bamwe mu batutsi yarabinjijije n’ubu yabigize incyuro. Icyo bibeshyaho ariko ni uko bibwira ko nabikoze mu rwego rwa politiki. Nsanga mu gihe cyose abantu bazahumiriza bakemeza ko ku itariki ya 6 Mata 1994 nta cyabaye nta n’ikigomba kwibukwa, hazaba hasigaye gato ngo inkongi yongere igurumane. Na kuriya FPR itoteza ababyibutse burya ni ukwibuka. Mbese harya umwana wa Habyarimana aririye se si uburenganzira bwe? Kuki se ahubwo igihugu kitakwibuka umuntu wakibereye perezida? Ubwo se Kagame washyizeho Komisiyo yo gucukumbura iby’urupfu rwa habyarimana ni we wamwibagiwe? Ariko ubwo mubona niba perezida asuzugurwa kugeza n’aho batibuka n’umunsi yapfiriyeho, umuturage nyarucari hari uzamenya uko yaraye, uko yaramutse, uko yapfuye n’icyo yazize?  
 
Aha ni ho mbona ibisobanuro by’impfu zidasobanutse za hato na hato zibera mu Rwanda kuva FPR yafata ubutegetsi. Kwica undi ntibikizira. Uwapfuye bamuhinga ku musibo ndetse nta n’uba akibuka ko yabayeho. Aho bikabiriza ariko ni uko n’ugerageje kumwibuka iyo badasangiye ubwoko bamuhindura iciro ry’imigani. 
 
None se niba jyewe uri hanze y’igihugu banyamagana ngo nibukanye n’abibuka Habyarimana ndetse bwacya ku itariki ya 7 Mata bikanabazindura kunyirukana mu cyunamo cy’abatutsi bene wacu, ubwo umuturage wo mu Rwanda watinyuka kuganira ku kibazo cy’abahutu n’abatutsi yarara akaramuka? Jye rero aho umunyarwanda wese azibuka uwe wishwe cyangwa se wanazize indwara nkabimenya, nzajyayo. Abanyarwanda barakubititse bihagije ku buryo uwabona uko afasha undi akanamuba hafi yabuze uwe adakwiye kuzuyaza.  
 
Aha ni ho ngayira by’umwihariko amagambo ya Dr Murigande Charles utinyuka gushinyagura ngo Col Cyiza Augustin yasanze bene wabo muri Congo kandi azi neza ukuntu Cyiza yiciwe i Kami n’abasirikare bo mu ngabo za FPR. Biba bibi cyane iyo bivuzwe n’umuntu uvuga ko ari umukristu nyamara akarenga agatandukanya “ukuri kw’impamo” n’ ”ukuri kw’Imana”. Cyiza se ntiyasenganaga na Murigande mu itorero rimwe? Agashinyaguro ka Murigande ariko karamenyerewe. Mu mezi ashize igihe abacitse ku icumu bicwaga umusubizo, yarihanukiriye atangariza radiyo Okapi ya Monuc ikorera muri Congo ngo mu Rwanda hari guverinoma y’abacitse ku icumu! Ibyo bikaba bisa no kwemeza ko abacitse ku icumu bafite uruhare mu iyicwa ryabo kuko baba bafite ubushobozi buhagije bwo kwirindira umutekano. Niba rero kuba umututsi ari ugushyigikira imyitwarire nk’iyi yo kwimakaza urupfu n’akarengane no kubisingiza iyo bigiriwe abandi, mpakanye ubugome nivuye inyuma, nanze kuba umwe muri abo maze ubishaka azance mu bitwa “abacu” ariko kandi ntibazatinda kubona ko bibeshye n’ubwo bitazabura kumbabaza. 
 
Icyo nifuriza abana bose b’u Rwanda 
 
Aho bigeze, ndasanga abacitse ku icumu nanjye ntikuyemo bakwiye kurekera aho kwemera kuba imbata za FPR kuko igira uko igenda kandi nk’uko nabivuze bakaba atari abagenerwamurage. Nyuma y’aho ubutegetsi bw’abahutu bwabateje bamwe mu bahutu bari baturanye bakabatsembera imiryango, ubu icyo FPR ikora ni ukubateranya n’abahutu babahishe cyangwa bakabatabara.  
 
Nyamara ku rundi ruhande, nta cyo FPR ibamarira uretse na none kubateranya hagati yabo ubwabo bagahora baryana bapfa ubusa. Ubwo ni ko FPR yiruka isi yose ibasabisha imfashanyo, ibitwaza bo n’amagufa y’ababo amenshi acyanitse ku gasozi kuko leta yanze ko yashyingurwa, maze amafaranga aturutse muri izo nkunga bakayakoresha mu kubaka Kigali y’abifatiye leta. Dore nk’ubu mu Rwanda harabarurwa imiryango 69.685 y’abacitse ku icumu batagira aho bataha. Abo ntibiga kuko batariho. Aha ni na ho ntumvikanira na Padiri Rudakemwa iyo agerageza kwerekana ko ikigega cyitiriwe abacitse ku icumu kibagezaho imfashanyo koko. Ahubwo kukibitirira bishobora no kuba ubundi buryo bwo kubateranya n’abahutu babanaga mbere ya 1994. Naho ubundi Padiri Rudakemwa mubwije ukuri, ntayobewe aho amafaranga y’icyo kigega ajya. Mu gihe yayoboraga Seminari y’i Cyangugu, yiboneye we ubwe ukuntu icyo kigega n’abakozi bacyo cyahembaga ari bo bamamazaga FPR maze amafaranga akivuyemo akaba ayo kugura abayoboke. Abacitse ku icumu rero nibasigeho kwiteranya n’ababafashije kurokoka ejo batazaba nka wa wundi wabonye isha itamba agata n’urwo yari yambaye. 
 
Abahutu na bo, bakwiye kurekeraho kwikoma umututsi cyane cyane uwacitse ku icumu, bakababazwa ahubwo n’uko bamwe muri bo bashowe mu bwicanyi bwibasiye abatutsi kandi mu by’ukuri nta cyo bungukiyemo. Bikijije abatutsi babanaga basangira akabisi n’agahiye none hadutse ababanena. Ubwo se koko barungutse? Nibave ku giti dore umuntu. Umwanzi wabo ni ingoma ya FPR si abatutsi. Ni ingoma ngome irimo abatutsi nanjye ndabizi ariko burya iyo bayitiranya n’abatutsi muri rusange birambabaza.  
 
Abatutsi muri rusange bakwiye kumenya ko inkoni ikubise mukeba bayirenza urugo. Ubutegetsi bwa FPR busuzugura abahutu naho abatutsi bukabahindura ibikoresho by’ubwicanyi n’ubundi bugizi bwa nabi, bakwiye guhumuka bakabwitarura amazi atararenga inkombe. Kuko ibyo bakoreshwa none ejo bashobora kuzabikorerwa. Kagame Pawulo yarabyivugiye i Rukumbeli ati “Iyi si ntigira imbabazi”.  
Byaba kandi biteye agahinda niba bamwe mu mpunzi zo hambere zasuzuguriwe i Bugande, zigasuzugurirwa i Burundi zizira ivangura, zimakaje uyu munsi ivangura mu gihugu zikesha imivu y’amaraso ya bene wabo. Nibahaguruke bamagane ivangura aho ryaturuka hose kuko ari ryo ryica, rigatera ubupfubyi ritaretse n’ubuhunzi.  
 
Leta ya FPR na yo ndayibwira. FPR nayibayemo tuza gupfa nk’ibi byose narondoye. Iyo iza gushyira mu bikorwa imigambi yavugaga, nta banyarwanda baba bakibarizwa mu buhungiro. Padiri Rudakemwa Fortunatus ntiyajyaga kwandika nka biriya ahubwo yajyaga kugira ati : “Rwanda : après la pluie le beau temps”. FPR rero ikwiye guha ihumure abaturage bose, ikabaha uburenganzira bungana kandi bemererwa n’amategeko. Igatinyuka igashyira mu kwemera kwayo ko n’abahutu ari abantu, ko abacitse ku icumu ari abantu maze abanyarwanda muri rusange bakaba magirirane. Ibyo bizaha icyizere FDLR bahora baterana amagambo kandi n’iyo leta izagira intege zo kwegera FDLR baganire nk’abantu ndetse b’abanyarwanda. FDLR burya ni abantu. Ariko nibakomeza kubambura ubumuntu babita “abajenosideri”, “negative forces”, “abagatolika bakomoka ku bandi bagatolika”, “abana b’abajenosideri”,... bazahinduka ikibazo kandi gishobora kuzarangira nabi. Ibi kutabivuga ubu byaba ari ukugoma no guhemuka. Sinshaka kuzavuga ejo ngo “Quid facerem?” (Qu’aurais-je pu faire?). Nyamara nkabivuga nta cyo nkiramiye. 
 
Abwirwa benshi akumva bene yo. 
 
Déogratias Mushayidi 
i Buruseli, 11/12/2007  
 
 
 
 
 
 
 

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Modifié en dernier lieu le 7.09.2010
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